Accueil > Les NewsLetters de RESINFO > Vu sur la liste ASR

Vu sur la liste ASR

Publié le mercredi 14 décembre 2016, par Hervé Ballans

1) Clonage de disque (Mai 2016)
La question initiale était de connaitre la meilleure méthode pour cloner (bloc à bloc) un disque dur vers un autre (mbr compris).
Voir le thread ici : https://listes.services.cnrs.fr/wws/arc/asr/2016-05/thrd6.html#00145

La commande de base classique est bien sûr l’incontournable dd, lancé à partir d’un LiveCD linux, par exemple :
dd bs=1M if=/dev/sdX of=/dev/sdY

Des alternatives en ligne de commande existent comme : dcfldd (intéressant car il calcule le hash de l’image à la volée, de sorte que l’on est sûr que la copie est intègre) ou ddrescue (notamment, qui indique le temps restant).

Les LiveCD linux contiennent également des outils graphiques qui permettent de faire facilement du clonage de disque tels que gparted ou systemrescuecd.

A noter également la distribution CloneZilla qui permet de copier des disques durs sous forme d’image sur d’autres supports ou en réseau.

Enfin, il est également possible d’utiliser des boîtiers matériels pour faire cela (cherchez par exemple dans google « duplicateur de disque USB3 »…).

 

2) RAID 6 sur baies disques (Juin 2016)
Sur un groupe de disques en RAID 6, on perd 2 disques en volume (puisque pour une donnée écrite, 2 bits de parité sotn écrits sur 2 autres disques).
Voir le thread ici : https://listes.services.cnrs.fr/wws/arc/asr/2016-06/thrd7.html#00190

Pour optimiser le ratio coût/sécurité, les bonnes pratiques pour utiliser du RAID 6 sont :
- Faire des volumes avec 8 à 12 disques maximum
- Dédier au minimum 1 disque de spare par volume

Par exemple, sur une baie qui contient 36 disques, on peut imaginer configurer 3 RAID 6 de 11 disques chacun avec 3 disques de spare globaux.

A noter qu’avec les capacités très grosses des disques durs actuels (égales ou supérieures à 6 To), il n’est plus envisageable de faire du RAID5, car la perte d’un disque entraîne un temps de reconstruction très long et si un deuxième disque vient à crasher pendant cette reconstruction, tout le volume RAID est détruit !

A noter également que DDP (Dynamic Disk Pool) est une alternative intéressante aux niveaux de RAID existants.
En effet, DDP compose avec tous les disques en présence dans le pool, de sorte qu’il n’y a plus de notion de disque "spare". Le système distribue les tâches, ce qui permet d’utiliser tous les disques pour une reconstruction « dynamique » du disque défaillant, et ce qui rend l’opération beaucoup plus rapide qu’avec du RAID classique. On estime la reconstruction sur un DDP 6 fois plus rapide qu’avec du RAID6 en cas de perte d’un disque et 8 fois plus rapide en cas de perte de 2 disques.

 

3) Histoire de CMS…(Sept 2016)
La question initiale portait sur la comparaison entre WordPress et SPIP
Voir le thread ici : https://listes.services.cnrs.fr/wws/arc/asr/2016-09/thrd3.html#00068

Comme tout bon logiciel qui est censé faire la même chose qu’un autre, chacun a son lot d’avantages et d’inconvénients et le choix se fera notamment par rapport aux besoins initiaux. WordPress et SPIP sont des CMS en PHP très utilisés et ils connaissent notamment les mêmes problèmes de sécurité liés à cette technologie.

Wordpress est très complet, ergonomie aisée, design responsive, beaucoup d’extensions et de thèmes,...mais il conait beaucoup de problèmes de sécurité. Il faut rester vigilant sur les mises à jour et les mettre en œuvre rapidement.

SPIP est très évolutif si on met les mains dedans...il dispose du kit CNRS pour faciliter la mise en place d’un site, un écran de sécurité existe (1 fichier à installer) mais il paraît moins intuitif au départ.

La discussion s’est ensuite intéressée à d’autres CMS, notamment Plone, qui utilise Python comme langage de développement. Certains laboratoires l’utilisent. Il offre une plateforme robuste, est design responsive, apporte un niveau de sécurité beaucoup plus élevé que ses collègues en PHP, mais les extensions qui n’existent pas peuvent être compliquées à développer (nécessite une compétence forte en python).

 

4) Croisé sur la liste asr@ et calcul@ : Logiciels scientifiques ou mécaniques alternatifs (Nov 2016)
Voir ici : https://listes.services.cnrs.fr/wws/arc/asr/2016-11/thrd6.html#00143
Face aux coûts excessifs du prix des licences de certaines applications commerciales scientifiques ou mécaniques (CAO), la question était de savoir si des alternatives fiables pouvaient remplacer les Matlab, Mathematica, Origin, SolidWorks, ou encore Catia ?..

Bernard Maire-Amiot a fait une synthèse des réponses reçues sur les listes et en direct :


Calcul numérique (type matlab)


Octave : https://www.gnu.org/software/octave/
Scilab (+ Module Xcos) : http://www.scilab.org/
Python + bibliothèque pylab : http://matplotlib.org/
PyMca : http://pymca.sourceforge.net/
Scipy : https://www.scipy.org/
Numpy : http://www.numpy.org/
MayaVi : http://mayavi.sourceforge.net/


Calcul formel (type maple, mathematica)


Maxima : http://maxima.sourceforge.net/
Scilab : http://www.scilab.org/
Xcas : http://xcas.sourceforge.net/fr/index.php
Mathics : http://mathics.github.io/
Sage : http://www.sagemath.org/fr/


Calcul éléments finis (type comsol, ansys, samcef)


FreeFem++ : http://www.freefem.org/


Analyse et traitement de données (type origin)


QtiPlot : http://www.qtiplot.com/
Scidavis : http://scidavis.sourceforge.net/
AlphaPlot : http://alphaplot.sourceforge.net/


CAO (type catia, solidworks)


Solid Edge : http://www.plm.automation.siemens.com/en_us/products/solid-edge/index.shtml
NX : https://www.plm.automation.siemens.com/fr_fr/products/nx/
Qcad : http://www.qcad.org/en/
LibreCad : http://librecad.org
FreeCAD : http://www.freecadweb.org/?lang=fr
Google Sketchup : http://www.sketchup.com/fr
Inventor : http://www.autodesk.fr/products/inventor/




A noter que le projet FENIX, successeur de Plume, devrait permettre de mieux connaître les alternatives offertes aux logiciels commerciaux et utilisées dans la communauté.